Revue Histoire et Patrimoine du Bressuirais N°79

Le numéro 79 de la Revue Histoire et Patrimoine du Bressuirais est disponible : à la librairie Le Fréneau, l’espace culturel Leclerc, l’Office de Tourisme, au Point presse de la place Emile Zola ainsi auprès de l’association (contact@hpb.asso.fr)

Dans ce numéro 79, les chercheurs d’HPB vous proposent dans ce N°79 de la revue, trois articles sur des institutions de l’Etat en bocage.

Le premier aborde l’histoire des enfants assistés au XIXe siècle dans le canton de Bressuire. Si la protection de l’enfance relève de l’Etat depuis la Révolution, rapidement, ce sont les départements qui eurent à gérer le problème. Abandonnés ou trouvés, orphelins, les enfants étaient reçus par les hospices de l’Assistance publique. L’auteure, Dominique Lenne, analyse le rôle des sages-femmes dans l’acte d’abandon, les noms et prénoms donnés aux enfants avant de s’intéresser aux vêtements qu’ils portaient au moment où ils sont confiés aux hospices. L’auteure porte ensuite son attention aux nourrices chez qui étaient placés les enfants, encadrées petit à petit par une réglementation mise en place par la IIIe République.

Malgré la rareté des archives, Roger Grassin a voulu et réussi à restituer l’histoire de la Gendarmerie à Bressuire. Née avec la Révolution, l’institution est présente, dès sa formation, dans un bocage encore très surveillé après les Guerres de Vendée. Dans la première moitié du XIXe siècle, gendarmes à pied et à cheval sont installés dans des bâtiments qui souffrent d’un manque d’entretien manifeste. En 1867 une nouvelle gendarmerie est construite, boulevard de Poitiers, qui devait durer plus d’un siècle avant que de nouveaux bâtiments soient édifiés pour des gendarmes plus nombreux, aux missions plus larges.

Enfin, Alain Chiron s’intéresse à l’un des piliers de l’institution scolaire, au métier d’instituteur à la Belle époque, dans l’œuvre et la vie d’Ernest Pérochon. Les « hussards de la République » apparaissent régulièrement dans plusieurs ouvrages de celui qui obtint le Prix Goncourt en 1920 et qui n’oublia jamais qu’il fut l’un d’entre eux pendant plus de dix ans. L’auteur analyse finement la façon dont Pérochon parle de son ancien métier, de la pédagogie des maîtres d’école, des élèves eux-mêmes, de la carrière des enseignants, des liens qui les unissent alors qu’ils sont dispersés dans les campagnes…