Revue d’Histoire du Pays Bressuirais N°64

Bulletin N°64 – 2011

Pour la première fois, la Revue d’Histoire du Pays bressuirais publie un article sur la guerre d’Algérie. Presque un demi-siècle s’est écoulé depuis le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et les jeunes appelés du contingent d’alors ont vieilli. Le temps de la transmission de la mémoire est venu. Pascal Hérault a ainsi recueilli les témoignages de plusieurs anciens combattants de Brétignolles dans lesquels beaucoup se reconnaîtront. Il restitue ici leur parcours en le replaçant dans le contexte plus général d’une guerre qui ne voulait pas dire son nom.

Avec Roger Grassin, c’est un tout autre sujet, celui des nécropoles de Bressuire, qui est abordé, que d’aucuns pourront trouver un tantinet morbide. Mais les cimetières méritent qu’on s’y attarde. Ne sont-ils pas le reflet de la société des vivants ? Et les Bressuirais sont très loin de se douter que leur ville a abrité 12 champs du repos : simples cimetières attachés aux ordres monastiques, cimetières paroissiaux avant que ne soit créé le grand cimetière de la rue Saint-Simon, sans compter ce cimetière protestant fermé après la Révocation de l’Edit de Nantes, oublié depuis et dont la trace a été retrouvée dans les archives d’HPB par l’auteur de l’article.

En 1703, un bourgeois bressuirais enrichi dans l’industrie et le commerce du textile devient le premier maire perpétuel de Bressuire. Charles Durant de La Pastellière associait ainsi sa fortune à la destinée de sa ville. Son lointain descendant, Cyril Durant de La Pastellière a bien voulu retracer l’histoire de cet ambitieux marchand qui voulut devenir notable et associer son nom de roture « Durant » à une seigneurie « La Pastellière ».

Il en va des calvaires comme d’autres édifices qui jalonnent nos rues, présents depuis longtemps dans le paysage urbain, on ne les remarque plus, tout juste servent-ils de points de repère. Jacques Ethioux a voulu rappeler aux Bressuirais l’histoire de celui de la place de la Porte-Labâte, érigé une première fois en 1826 puis réédifié en 1876 avant que la croix ne soit changée une dernière fois en 1904 dans une période de fortes turbulences anticléricales.